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Le Directeur De La Banque Africaine De Développement Met En Garde Contre Les Risques Liés Aux Prêts Garantis Par Les Ressources Naturelles

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Dans une interview accordée à l’Associated Press, le directeur de la Banque africaine de développement a conseillé aux pays africains de ne plus accepter de prêts garantis par des ressources naturelles.

Akinwumi Adesina a dénoncé ces accords et a cité un programme de la banque qui aide les pays à les renégocier. Il a déclaré : “Le risque que l’on court avec les prêts garantis par les ressources naturelles, en ce qui me concerne, c’est qu’ils sont tout simplement mauvais, mauvais et mauvais. D’abord et avant tout, parce qu’il est impossible d’évaluer correctement le prix de l’actif. Si vous avez des minéraux, du pétrole, des métaux et du gaz dans le sous-sol, ils ne sont pas commercialisés, alors comment trouver un prix pour un contrat à long terme ? C’est un défi”.

“Deuxièmement, la négociation est très asymétrique. La plupart des pays qui souhaitent obtenir des prêts adossés à des actifs ou à des ressources naturelles ont probablement affaire à des pays plus importants, à des banques commerciales plus importantes qui veulent leur accorder un prêt en leur disant : “C’est urgent, nous en avons besoin. Mais voici ce que vous devez signer”. Mais ce sont ceux qui veulent accorder le prêt qui ont le plus de pouvoir, et non la personne ou le pays qui veut recevoir le prêt”.

Il est courant d’entendre que les bénéficiaires peuvent obtenir des financements pour des projets d’infrastructure et que les prêteurs peuvent réduire le risque de défaillance en liant les recettes futures provenant des exportations de ressources naturelles au remboursement des prêts. Ces prêts sont motivés par l’augmentation de la demande de minerais essentiels liée à la transition vers les énergies renouvelables et les véhicules électriques.

Selon M. Adesina, dont l’organisation, basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, aide à financer le développement des pays africains, ces accords s’accompagnent d’une liste de problèmes. Il a souligné le caractère inéquitable des négociations, les prêteurs ayant généralement le dessus et imposant des conditions aux pays africains en proie à des difficultés financières.

Selon M. Adesina, cette disparité de pouvoir, associée à un manque d’ouverture et à la possibilité de corruption, crée un environnement propice à l’exploitation.

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