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Thursday, May 30, 2024

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Burkina Faso : Le Gouvernement Expulse Deux Journalistes Français Dans Le Cadre D’une Enquête Sur Des Meurtres Présumés

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Selon Le Monde et Libération, deux journaux français, le Burkina Faso a expulsé deux de leurs journalistes dimanche. Les journaux ont accusé les autorités de tenter d’étouffer la liberté d’expression en intensifiant la répression à l’encontre des médias étrangers.

Selon Libération, les autorités étaient mécontentes de la récente enquête menée par le journal sur les allégations de meurtres d’enfants et d’adolescents dans une base des forces armées.

Agnès Faivre, journaliste à Libération, et Sophie Douce, journaliste au Monde, auraient été convoquées séparément pour un interrogatoire par les autorités militaires vendredi, puis informées de leur expulsion. Selon Libération, elles sont arrivées à Paris tôt dimanche.

Dans un communiqué publié sur son site Internet, Libération affirme que les deux journalistes sont “des personnes parfaitement intègres, qui ont travaillé au Burkina Faso en toute légalité, avec des visas et des accréditations en cours de validité…”. Nous protestons vigoureusement contre ces expulsions absolument injustifiées”.

Le 27 mars, le gouvernement burkinabé a publié un communiqué démentant un article de Libération sur des meurtres présumés commis par ses forces armées.

Depuis que l’armée burkinabé a renversé le gouvernement par un coup d’État en septembre, les relations entre la France et ce pays d’Afrique de l’Ouest se sont considérablement détériorées. Depuis lors, les militaires ont ordonné le départ des forces françaises du pays et ont interrompu les émissions de la radio RFI et de la chaîne de télévision France 24.

Jérôme Fenoglio, directeur du journal Le Monde, a déclaré dans un communiqué que “ces deux expulsions marquent un nouveau recul majeur de la liberté d’informer sur la situation au Burkina Faso”. Manifestement, le reportage de Douce “a fini par paraître intolérable au régime d’Ibrahim Traoré, président de la transition depuis six mois”.

Ces restrictions à la liberté d’information sont inacceptables et sont le signe d’un pouvoir qui refuse que ses actions soient remises en question”, peut-on lire dans le communiqué. Auparavant, le gouvernement burkinabé avait rejeté l’article et accusé la publication d’avoir tenté de calomnier les forces armées.

Le 27 mars, le gouvernement a publié un communiqué dans lequel il “condamne fermement ces manipulations déguisées en journalisme pour ternir l’image d’un pays d’hommes intègres”

Au cours des dix dernières années, des groupes militants islamistes originaires du Mali, pays voisin du Burkina Faso, se sont répandus dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et dans les anciennes colonies françaises de la région. Malgré la présence de forces étrangères, notamment de troupes françaises, dans la région du Sahel au sud du Sahara, des milliers de personnes sont mortes et plus de deux millions ont été déplacées.

Depuis 2020, deux prises de pouvoir militaires au Burkina Faso et deux au Mali ont résulté de frustrations liées à l’incapacité des autorités à rétablir la sécurité.

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