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Monday, February 6, 2023

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Afrique Du Sud : Cyril Ramaphosa Sous La Menace D’une Procédure De Destitution

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Le sort du président sud-africain Cyril Ramaphosa mobilisait, jeudi, toutes les attentions, au lendemain de la publication d’un rapport affirmant qu’il “a pu commettre” des “violations et des fautes”, dans le cadre d’un scandale autour d’un cambriolage qui l’empoisonne depuis des mois.

Un rapport parlementaire accusant le président sud-africain de corruption ouvre la voie à une procédure de destitution au sein de l’ANC. S’il semble décidé à se battre jusqu’au bout pour conserver son poste, Cyril Ramaphosa n’a jamais été en situation aussi périlleuse.

Une commission indépendante désignée par le Parlement sud-africain estime que Cyril Ramaphosa « aurait » enfreint les lois anti-corruption, violé la Constitution, abusé de son pouvoir et se serait exposé à « une situation impliquant un conflit entre ses responsabilités officielles et ses affaires privées ». L’enquête a été lancée après que 580 000 dollars en cash (près de 560 000 euros) ont été volés au président sud-africain en février 2020. Les billets dérobés étaient cachés dans un canapé de sa ferme privée de Phala Phala, au nord de Pretoria.

Selon la commission, Ramaphosa aurait joué un rôle dans la tentative de dissimulation de cet argent. Sur la base de ces constatations, le Parlement pourrait, par un vote favorable des deux tiers, lancer une procédure de mise en accusation contre le président lors de sa réunion du mardi 6 décembre.

Dans un premier temps, le secrétaire général en exercice du parti, Paul Mashatile, qui jouit d’un large soutien au sein des branches de l’African National Congress (ANC) et qui a lui-même des ambitions présidentielles, avait convoqué une réunion spéciale du comité exécutif national (NEC) de l’ANC pour ce jeudi 1er décembre au soir, laquelle aurait pu contraindre le président à démissionner. Ce dernier, dans une dernière manœuvre, a réussi à la repousser sine die, signe qu’il est décidé à se battre pour garder sa place, même si la situation est devenue critique.

S’il survit à ces prochains jours, Ramaphosa passera un nouveau test dans deux semaines, le 16 décembre, quand le parti tiendra sa conférence élective. C’est alors que se jouera définitivement son sort : soit il sera élu pour un second mandat, soit Mashatile le remplacera, voire l’ancien ministre de la Santé, Zweli Mkhize, qui est également en lice pour le poste.

Signe que les temps sont décisifs, Ramaphosa a déjà annulé une séance de questions-réponses à laquelle il devait participer ce jeudi au Conseil national des provinces du Parlement, et son porte-parole a annulé une réunion d’information générale prévue le même jour. Peu après que la commission a remis son rapport au président du Parlement, mercredi 30 novembre au matin, le bureau de Cyril Ramaphosa a publié un communiqué annonçant qu’une visite d’État du président vénézuélien, Nicolas Maduro, prévue le mardi 6 décembre, avait été reportée.

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